Un étudiant sur quatre occupe un emploi, en lien ou non avec ses études

En Auvergne-Rhône-Alpes, plus d’un étudiant sur quatre occupe un emploi début 2016, soit davantage qu’au niveau national. Les deux tiers le font dans un cadre prévu par leur cursus. Il s’agit notamment de jeunes se formant par la voie de l’apprentissage, de stagiaires, ou d’étudiants se préparant à des métiers qualifiés, comme les internes en médecine. D’autres ont une activité professionnelle sans lien apparent avec leurs études. Ils représentent 8,3 % des étudiants de la région. Cette part augmente nettement avec l’âge et lorsque l’étudiant a la charge d’une famille.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 14 Feb 2020


Déploiement du très haut débit : les écarts se résorbent

Début 2019, Auvergne-Rhône-Alpes est couverte à 87 % de sa superficie par le réseau 4G. C’est moins qu’en moyenne nationale, en raison d’un relief plus montagneux et de la présence d’espaces peu denses en population. Le niveau de couverture mobile s’est cependant amélioré dans les territoires les moins bien desservis. Les pouvoirs publics ont fait de l’égal accès aux technologies numériques une priorité, qui s’est concrétisée par un déploiement très rapide du très haut débit (THD) ces dernières années. Auvergne-Rhône-Alpes se place ainsi parmi les régions les mieux équipées, toutes technologies confondues, pour l’accès fixe au THD. Celui-ci est cependant très inégal au sein de la région. Au 2ᵉ trimestre 2017, la proportion de locaux éligibles variait du simple au triple entre le département de l’Ardèche (29 %) et celui du Rhône (89 %). Le raccordement au réseau de fibre optique, plus récent, ne concerne encore qu’une minorité de communes. Il est très avancé dans le Rhône, ainsi que dans la Loire et l’Ain.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 13 Feb 2020


Des revenus agricoles modestes dans une région aux revenus élevés

Les ménages agricoles d’Auvergne-Rhône-Alpes sont parmi ceux qui ont les plus faibles revenus de France. Ce niveau de ressources plus modeste s’explique essentiellement par un revenu moyen issu de l’activité agricole inférieur de près de 40 % au résultat national. Les activités complémentaires du ménage ne suffisent pas à compenser ce déficit. La faiblesse du revenu agricole résulte d’exploitations plus fréquemment de petite taille, tournées vers des activités d’élevage herbivore moins rémunératrices, plus contraignantes et moins facilement compatibles avec l’exercice d’autres activités. Les ménages de l’ouest de la région sont dans une situation plus défavorable que ceux de l’est, à la fois en raison de revenus agricoles plus faibles et d’activités complémentaires moins lucratives. Le taux de pauvreté des ménages agricoles, plus élevé qu’en moyenne nationale, présente des différences entre orientations de production.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 10 Feb 2020


Des trajectoires professionnelles liées au diplôme et à l’origine sociale

En 2015, plus de la moitié des hommes et femmes nés dans les années 1970 en Auvergne-Rhône-Alpes ont changé de catégorie socioprofessionnelle depuis leur début de carrière. Au cours d’une vie professionnelle, les évolutions sont principalement ascendantes. C’est également le cas lorsqu’on compare la position sociale d’une personne à celle qui était occupée par ses parents. Tout ne se joue plus à la naissance. Le diplôme est le facteur le plus déterminant dans la position sociale occupée autour de 40 ans, avant l’origine sociale. Cependant, de grandes disparités existent, d’une part entre les différentes catégories socioprofessionnelles, et d’autre part entre les hommes et les femmes.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 7 Feb 2020


D’ici 2050, une hausse modérée du nombre de seniors dépendants dans l’Allier

Le vieillissement de la population se poursuivant, l’Allier compterait, en 2050, 137 000 personnes âgées de 60 ans et plus. Cela représenterait alors près de quatre Bourbonnais sur dix. Parmi elles, 25 000 seraient touchées par la perte d’autonomie, soit près de 6 000 de plus qu’en 2015. En lien avec une population actuelle déjà âgée, l’Allier enregistrerait ainsi la plus faible croissance du nombre de personnes âgées dépendantes de la région. En 2015, la vie à domicile est le mode de vie majoritaire des personnes âgées. Dans l’hypothèse d’une stabilité de l’offre de places en établissement spécialisé, huit seniors dépendants sur dix vivraient à domicile en 2050. Les établissements spécialisés accueilleraient exclusivement des personnes dépendantes. En 2015, la prise en charge des personnes en perte d’autonomie génère 6 500 emplois « équivalent temps plein » sur le territoire. La croissance du nombre de personnes dépendantes induirait mécaniquement des besoins supplémentaires en emploi, à domicile comme en institution, dans les années à venir.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 6 Feb 2020


Accès à l’école : des difficultés localisées dans quelques territoires

En Auvergne-Rhône-Alpes, la grande majorité des enfants disposent d’une école publique dans leur commune. L’accès à l’école reste toutefois difficile dans quelques territoires de la région, en particulier dans les espaces très peu denses. Parmi l’ensemble des élèves de la région, 4,6 % n’ont pas d’école publique dans leur commune mais bénéficient d’un regroupement pédagogique intercommunal dispersé (RPI). Celui-ci leur permet d’accéder à certains niveaux scolaires sur leur commune, des déplacements au-delà étant nécessaires pour accéder aux autres niveaux. Pour 2,9 % des enfants, il n’y a ni école publique ni RPI dans leur commune. Si le maillage scolaire est serré dans les communes urbanisées ou en périphérie proche, les temps d’accès à l’école augmentent avec l’éloignement des pôles économiques et l’élévation du relief. Le faible nombre d’enfants dans ces territoires et son évolution à la baisse ne permettent pas toujours de conserver des écoles dans chaque commune.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 4 Feb 2020


Établissements artisanaux : forte création et faible pérennité vont de pair

En Auvergne-Rhône-Alpes, parmi les établissements artisanaux (hors micro-entreprises) créés entre 2010 et 2013, 7 sur 10 sont toujours en activité trois ans après leur création. Cette pérennité est un peu plus faible que la moyenne métropolitaine. En revanche, le taux de création est beaucoup plus important. Dans la région, la survie des établissements artisanaux est la plus faible là où la densité d’artisans est la plus élevée. En effet, au sein de territoires principalement urbains, où la concurrence est plus forte, il peut être difficile pour certains établissements d’avoir une activité suffisante pour subsister. Malgré tout, dans ces zones, le nombre d’établissements artisanaux augmente du fait d’un grand nombre de créations. Le bâtiment, secteur artisanal le plus important, a une pérennité assez faible. À l’inverse, les activités nécessitant de forts investissements présentent un taux de survie à trois ans plus important.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 30 Jan 2020


L’inactivité et le chômage des jeunes sont un peu moins fréquents dans la région

En 2016, 235 000 jeunes de 16 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études en Auvergne-Rhône-Alpes, soit 18 % de cette tranche d’âge. Cette part est l’une des plus faibles parmi les régions françaises. Mais des disparités subsistent, notamment dans la vallée du Rhône et l’Allier, où la part des jeunes concernés est plus importante. Ces jeunes sont plus souvent au chômage qu’inactifs. Le chômage peut être une période transitoire entre la fin des études et l’entrée dans le monde du travail ou entre deux périodes d’emploi, mais peut durer pour certains. Si le diplôme peut faciliter l’insertion professionnelle, son absence est un réel obstacle. Les jeunes d’origine sociale modeste, ceux dont les parents sont eux-mêmes inactifs ou au chômage et les immigrés restent des publics fragiles.

Source: Auvergne-Rhône-Alpes | Publié le : 21 Jan 2020